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Bilan et perspectives 2010


 Sur le plan économique et du développement, l’année 2009  restera une parenthèse, un blanc, dans la longue histoire de  Madagascar et de ses crises. Et dans cette matière, immobilisme est synonyme de régression. En tant qu’étrangers, il ne nous appartient pas de porter un jugement sur la situation politique du pays, nous nous contentons de l’observer et, parfois, de la subir. Bien sûr, la crise politique intérieure, ayant entraîné des difficultés de positionnement international et donc un bouleversement total des aides au développement, associée à la crise financière mondiale qui avait dans un premier temps épargné Madagascar, dont l’économie n’était pas virtuelle, contrairement aux principaux pays touchés par cette crise, a créé une nouvelle donne socio-économique qui a déstabilisé beaucoup d’entreprises, principalement celles tournées sur le marché intérieuret celle dont la structure financière n’était pas encore ou plus stabilisée.

 

Notre groupe, comme les autres, a du faire face à une baisse sensible de ses activités basées sur la consommation intérieure. Mais, parfois, à quelque chose malheur est bon. Aiguillonnés par cette difficulté, il nous a fallu réagir en diversifiant nos activités en les dirigeant vers des productions de biens et de services orientés à l’export, où nous avons pu jouer la carte du prix et de la qualité Madagascar et rencontrer un marché sensible à ces arguments dans un contexte de crise internationale où il n’existe pas de petites économies. Nous avons également diversifié nos implantations, en renforçant l’assise régionale du groupe. Enfin, nous avons saisi des opportunités d’affaires ou de développement dans des secteurs laissés ou redevenus libres du fait du contexte. En définitive, la mise en sommeil de la croissance et de la consommation intérieure a permis au groupe de se remettre en question et de se repositionner pour sortir plus fort et mieux placé à l’issue de cette crise, qui nécessairement aura une fin.


2010 sera obligatoirement une année de transition, dans tous les sens du terme. Il est utopique de penser que la résolution de la crise politique aura pour conséquence une reprise instantanée de l’activité économique à son niveau de fin 2008. L’outil de production devra redémarrer, les entreprises devront reconstituer leur structure financière et retrouver la confiance de leurs clients, les ménages devront panser leur plaies avant de retrouver du pouvoir d’achat mobilisable. Ce sera donc la consolidation de nos positions et de nos activités qui dominera nos préoccupations en 2010. Notre groupe a créé de l’emploi en 2009 et a maintenu voire développé le niveau de rémunération. 2010 devra nous permettre de confirmer et de stabiliser, aucune réduction d’effectif structurelle n’étant à l’ordre du jour pour l’instant. Tout en restant à l’écoute, comme à notre habitude, du marché et des opportunités, la politique générale du groupe sera plus orientée vers la stabilisation et la consolidation que vers le développement.


Dans notre esprit, la reprise devrait se dessiner courant ou fin 2011, il s’agit de se préparer à cette éventualité en conservant les acquis des années précédentes pour nous retrouver dans le groupe de tête qui devra participer activement au redémarrage du pays qui ne pourra se faire sans la participation de tous les acteurs économiques au premier rang desquels nous plaçons les entreprises. Pour terminer, en cette fin d’année, je voudrais remercier l’ensemble de nos salariés, qui a su, une fois encore, faire preuve de cohésion et d’esprit maison. Ils restent au centre de nos préoccupations et de nos espoirs. Nous leur souhaitons, ainsi qu’à tous nos partenaires et à vos lecteurs, de bonnes fêtes et une heureuse année 2010.

 

Lucien LLINARES
Directeur Général- Assist Developpement
Décembre 2009


A Délais promis, Echéance tenue.
A Compétence voulue, Expérience vécue.